03.05.2011
Kid
Je ne dis rien et muet te chante
Tu me regardes et j'ai le cinéma
On se sent bien alors chacun s'invente
Des petits pas tout comme l'Himalaya
Humour débile les soirs de longs massages
Des engueulades à se plaquer 100 fois
Faires délirer nos vilains engrenages
Sentir à deux la force de nos choix
On entends cette nuit bruisser les cuisses
La sueur roule et elle ronronne, elle boue.
La terre, la chaire, le souffle et l'eau s'unissent
Nous nous mordons la nuque et les mains jouent
Pour notre amour la lune est notre amie
Elle se laisse bercé sans le savoir
Si on avait un petit
Ce serait lui
Qui nous aurait
Le monde est vide qui vâque à ses affaires
La petitesse, l'ennui et ses mensonges
Nous donnons un nom à un univers
L'amour trouve une racine qui le prolonge
Quand le soleil se pleut dans les nuages
Et qu'on transforme un cailloux des poissons
On aime le temps et le beau de chaque âge
Magie d'un instant pour faire un ventre rond
Si on avait un p'tit
Ce serait lui
Qui nous aurait
"Daniel Hélin"
00:20 Écrit par Violette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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28.09.2010
Caleidoscope
Des jours avec et puis des jours sans. Du soleil à travers la vitre. A observer avec une certaine appréhension. Tu sais. Je n'ai jamais été cette fille là. Enfin celle qui. Je ne sais pas. Mets le pieds par terre en étant sure de toucher le sol. Que veux tu que je te dise. Que j'ai envie de partir. Enfin pas d'ici. Pas de tes bras. Pas du canapé rouge. De la. Boite. La boite invisible. Celle qui me met des boules dans la gorge au milieu de la nuit. Tu vois je te parle comme on parle à la nuit. Toi. Toi qui faisait jaillir les mots magiques et libérateurs. Je ne suis plus sure de savoir mon nom et quand je vomis. J'aimerais que mon cerveau sorte avec. Et au fond de la cuvette, je cherche des paysages infinis. Que veux tu. Je n'ai pas tellement grandit. En fin de compte je suis redevenue. Le cocon accroché à sa rampe. Vous ne comprendrez rien. Vous lirez ces mots mouillés les yeux froncés. La vérité. C'est que rien n'est vrai. Dans ces façades légères qu'on nous lance. Comment ne plus se perdre alors qu'on n'est nulle part chez sois sauf sous une grosse couette. Quand on est aveugle et gonflé à l'intérieur. Heureusement, celui qui lèche mes plaies veille a tamiser les lumières. Pour éviter les brulures. Je garde sur mon ventre mes vieilles libertés et je les serre. Si fort. Pour presser mon estomac. Je voudrais vous emmener sur un bateau immense. On rirait en écartant les bras. Tu comprends? Rire en écartant les bras.
Ce si long rêve. Je le regarde dans les yeux. Je m'appelle comme une fleur. Je voudrais qu'on me construise cette maison en livre loin du bruit. Et je danserais seule dans des champs abandonnés. Tu viendras juste me bercer en me parlant d'un monde parfait. Demain on irait pieds nus se balader dans un endroit très doux. Embarque-moi. Amour. Délivre-moi. Tendresse. Des impasses à connards et à faiseurs de vent. Des blablabla. De la mauvaise poussière. Des lourdeurs anodines. Des amputés du coeur. Des faiseurs de morale. Ils me pourrissent. Regardes ma langues. Elle dit des mots qui devraient avoir honte d'être dit. Je lirais bien. Un peu de poésie. Je partirais bien. Dans ma tête. Pour y planter un arbre.
Planter un arbre.
03:42 Écrit par Violette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.09.2010
Nuit blanche.
Je faisais de belles choses avec la passion et la folie.
J'en fais de meilleurs avec l'amour et la douceur.
Tu es mon parachute. Mon porte chagrin. Mes matins ensoleillé.

04:04 Écrit par Violette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.04.2010
Début d'été.
Début d'été qui renait d'un verre de bière en terrasse, d'un fous-rire un peu bête un beau jour d'été. Cette envie irrésistible de tenir le monde sous sa langue en regardant la ville sous une lumière de fin de journée, penché par une fenêtre ouverte. Cette envie d'été qui nous brule, de l'eau fraiche, des galets brulants et les fenêtres grandes ouvertes de la bagnole. Du vent dans les cheveux et des lunettes de soleil. Juste pour dire. Accaparer la vie de milles envies très douces, comme courir tout à coup ou rejeter la tête en arrière pour regarder le ciel. Un ciel bleu s'il vous plait, et des arbres très verts. Une image parfaite d'un bonheur fort simple. On planterait des fleurs, on aurait un hamac où on se perdrait. Trainer à moitié nu dans un salon surchauffé par les longues soirées d'été. Avaler des grands verres de bières glacées, la sensation de ce verre dans le creux de la main. Protéger les yeux d'une main pour regarder l'horizon avec sa lumière trop blanche et trop pure. L'odeur du barbecue, une discussion légère sur une table de jardin en plastique. Etendre une couverture dans l'herbe et se laisser tenter par une sieste. Se réveiller plein de coup de soleil. Porter des jupettes en jouant dans les fontaines, tenir ses chaussures à la mains. Un paquet de cookies, le chocolat fondu. Ranger les gros manteau. Danser dans un jardin, essayer les balançoires du parc pour enfant. Des fraises, des groseilles. On irait bien s'acheter une glace. Camper, et à l'aube sortir sa tête par la tente les cheveux en pagaille. La tiédeur du corps quand on sort du sac de couchage. Faire un feu qui durera toute la nuit. Dormir fenêtre ouverte, et puis les moustiques, remplacer la couette par un drap léger. Des voyages à la mer aussi, du sable partout pendant des mois. Se planquer à l'ombre l'après-midi, faire des chateau, sauter dans les vagues, boire la tasse, des coquillages. Des cartes-postales peut-être. Et puis des livres et des parties de ballon, le cris des enfants. Les fêtes dans les jardins sur des bancs de bois avec les lendemains qui s'étirent sans fin. Des pic-nik, du pain frais et des musiques entrainantes. Une bonne humeur naturelle et répéter constamment qu'il fait beau. Des festivals, de la sueur, des pieds nus, des envies de reggae et des bouteilles de pastis. Chantonner en marchant dans la rue, s'asseoir par terre, se ballader avec son maillot dans le sac à dos. Ballade dans les bois et des fleurs qui éclosent. Est-ce que tu sens la chaleur du soleil sur ta peau.
13:49 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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13.04.2010
Comme les deux doigts d'une mains.
Se glisser dans le ciel, se laisser rire, déguager ses bras de son corp. Pour laisser de la place. Exactement. Laisser de la place. Se lever à pas d'heure, trainer en pijama dans ta cuisine. Et se laisser faire, avec de légers frissons. N'avoir plus peur tout à coup, se blottir dans la chaleur des bras. Des jeux de mots et de mains. Ressentir la vie. Comme une longue caresse. Une valse joyeuse. Une fenêtre ouverte. Pouvoir respirere, marcher dans des rues sans chercher. Enfin arrêter. La quête d'absolu. Aimer même la solitude entre l'amour. Ne plus chercher à s'expliquer. Se dire que ça doit se voir dans les yeux. Les fleurs de tendresse en moi. Ecouter de la musique très fort en. Fumant une cigarette. Se vider la tête. Pour la remplir de toi. Te laisser me manquer quelque fois sans douleur, avec des baisers plein la bouche et des mots d'amour sous les doigts. J'ai moins peur de grandir, moins peur de l'avenir, je n'avais jamais ressentis ça. Moins de rage, moins de colère. Les monstres restent plus souvent sous le lit qu'avant. Je sais que tu ne partiras pas comme ça, que tu ne cesseras pas de m'aimer du jour au lendemain. Tu pousses tes guitares pour installer mes bouquins. Tu laisses négligeament des boites de chocolat dans tes armoires alors que tu n'en manges pas. Je me laisse aller à des promesses que j'avais interdites. Je m'échappe de moi-même et je laisse dans un coins. L'incertitude. Au diable l'incertitude et les choses qui ne durent pas toute la vie. Je n'ai plus l'intention. De trembler d'avenir. Je veux sentir tes mains. Partout dans ma vie. Et si je risque de tomber. C'est pas grave. J'ai apprit à me protéger les genoux, je m'en remettrais. Je ne suis plus. Ce cocon pendu à sa rampe.
J'aime aussi le silence juste après tes départs. De paisibles silences ou je prends le temps de n'être plus que moi. Sans me forcer à parler de la mocheté des autres. Trainer dans mes cahiers, tracer des traits, danser sur les fauteuils. La poésie, tout ça. Loin des jeunes si cools et qui parlent si forts qu'ils cachent les bruits de l'âme. Retour dans le coton, ouate et sourditude. Ecouter milles chansons et lire milles livres. Ecrire des lettres. M'envahir de douceur pour redevenir quelqu'un. Savoir qu'il ne suffit pas de mourir d'amour, qu'on peut en vivre en sifflant un peu. Tailler ses crayons, coller des post-it "je t'aime" à l'intérieur des armoires, me coller dans ton dos, sentir ton souffle dans ma nuque. Oublier pour du vrais les mauvais souvenirs. Une sensation genre je vole.
Je n'avais jamais ressentis ça.
15:16 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21.01.2010
Bienheureux les félés.
D'un claquement de doigts, s'en aller voir ailleurs, poser les doigts sur d'autres choses avec une expression perplexe. S'étonner de la couleur des jours, se cacher derrière des mots trop vagues à cause de mots qui n'existent pas encore. S'étonner un peu et puis. Laisser faire. Après tout, l'hiver aura sa fin, le clignement des yeux aussi. Je m'en sors pas si mal, un bout de femme bien vivante, avec des sentiments, encore. Malgré le pluie qui avait délavé, les boules dans la gorge et les nuits blanches. Et ça ne sert à rien de se plaindre sans cesse, ça bouffe les gens ceux qui sont jamais content, ça commence par l'intérieur et puis ça se voit dans les yeux après. On perd nos plus grandes attaches et puis, on apprend à flotter, les visages tendu vers le soleil. C'est essentiel de ne jamais se mettre à l'apnée mais d'en prendre. Plein les poumons. Au pire s'étouffer d'un instant, renaitre de quelques gorgées d'air. Tant qu'il y a des pates au fromage et de la bière bon marché, ça ne sert à rien d'avoir peur. On prend deux chemins différents, peu importe que j'ai l'impression que tu gaches ta vie dans une maison en pierre. Peut-être que je me trompe. Peut-être que les choses ne vont pas si mal. On arrive plus vite qu'on ne le crois à vivre sans les gens qu'on aime. On pense à autre chose, comme recommencer le vélo sans avoir peur de se prendre les bordures, mettre les cahiers à jour et prendre soin de ceux qui sont là, de ceux qui arrivent. L'optimisme se digère plutôt bien, les grandes amitiés et les éclats de rire sauvent plus qu'on ne le croit. Même quand on ne peut pas changer les meubles de place on peut nettoyer les idées noires. On peut décider de ne pas se laisser faire et applaudir des deux mains la moindre étincelle. On peut décider de pas être malheureux, de répondre aux grisatres et aux emmerdeurs qui trouveront toujours un nuage dans le bleu, un cheveux dans leur soupe, une touche de bordel dans leur intérieur impeccable. Et surtout. Ne pas se laisser récurer. Quoi qu'il arrive? Même quand on apprend à se taire.
16:36 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.11.2009
Il fait un temps à préserver son soleil.
11:34 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Le temps de voir les choses autrement.
Bien sure il y avait autre chose. Il y avait cette lumière insupportable à certaines heures de la journée. Cette lumière qui vous tue parce qu'elle rapelle. La luminosité des yeux et. Ce qui ne reviendra jamais. Il y avait l'allure éffrénée dees sentiments et la pourriture de la peur. A cause. Des souvenirs. La trouille intégrale quoi. Mais Anna connaissait bien ces choses, ces moments de perte totale de contrôle ou sourire devient l'épreuve ultime pour ne pas se laisser tomber à genoux poignardée par l'irréversibilité des choses. Elle avait alors ramassé un à un les souvenirs fanés et les petites ombres qui courraient dans ses pieds. Elle avait frotté son coeur à cage thoracique avec l'énergie du désespoir. Ne jamais plus se laisser gagner par les pluies d'hiver, porter toujours la carapace
Moi j'veux être légère pour la vie, disait-elle tout bas à qui voulait l'entendre. En marchant dans les rues. Les rues et les gens, réalité stérile, spongieuse. Ne jamais, au grand jamais, oublier de respirer. Toujours ce maintenir quelque part au dessus des nuages. Mais il fallait avouer que les fisssures étaient nombreuse. Alors, avec des cigarettes et de la musique, appuyer les deux poings sur les yeux en gémissant, se jurer, à sois-même encore et encore, de ne jamais laisser les plaies à l'air libre. Elle avait enfilé un anorak trop grand et traverser la ville en se promettant des jours meilleurs. A se débattre contre les doutes au milieu de ceux, qui inéxorablement, avancent sans trébucher. Mais que faire quand la volonté faiblit. Anna prenait des douches tout habillée au milieu de la nuit. Pour ne pas oublier. La volonté. Allez leur expliquer ça, vous! En général les balbutiement, ce qui à échoué. Faire semblant de croire en certaine choses ne sauve pas la vie.
Il manque. La douceur et le rêve. De plus en plus souvent, il manque la douceur et le rêve. Anna voudrait sortir de sa peau. Marcher pieds nus dans un champ. Ou sauter dans une flaque d'eau. Est ce que parfois on coche les mauvaises cases dans la vie? Est-ce que parfois on oublie pas l'essentiel? C'est-à-dire faire attention, à ne pas. Pourrir.
Tout ça parce que ce matin Anna avait trébuché. Sur un mauvais souvenir.
11:24 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.11.2009
et
Oh puis. Marcher dans des rues inconnus. Le nez levé au ciel. Compter les voitures rouges sur le chemin de l'école. Marcher sur le rythme de la musique. Les rues qui défilent sur un air de reggae. Sourire seule devant le passage pour piéton. Sourire seule dans les trains devant mon reflet. Des cernes, des petites mèches de cheveux jamais à leur place. Les feuilles qui tombent. Dire "demain il va sûrement pleuvoir", écouter de l'électro à plein tube en petite robe à fleur, monter sur le lit, shooter dans les coussins. Allumer une éniéme cigarette. En regardant passer la nuit. La nuit, les bruits sont différents. Fatiguée. Boire du café, trop fort. Découper des photos, les mettre sur le mur, prendre du recul pour voir le résultat. Jamais se presser, regarder, observer, trainer des pieds. Mettre son t-shirt à l'envers, se regarder en train de se brosser les dents. Marcher dans une flaque d'eau. Penser à vous. S'interroger sur leurs histoires en regardant les gens. S'asseoir par terre, dans des gares, partir, revenir. Sourire, prendre une grande bouffée d'air. Rien n'est grave. Faire des crèpes et puis. Embrasser des garçons. Ecrire des noms à l'indélébile dans les trains. En secret. Replier les jambes sous sois, avancer la tête et faire. Cette grimace étrange. "See you later". Mettre Prévert au dessus de son lit. On me demande mon âge. Répondre 17, 18. Peu importe. Oublier toujours des trucs partout. Ecouter, des histoires, des bétises. Tomber amoureuse une heure ou deux ou lire un bon livre. Des frissons. Le bruit des escaliers en fer. Dormir jusqu'à midi. Boire de la bière bon marché. Dire des choses gentilles. Pour changer. Prendre des photos. Cligner des yeux, écrire des lettres et dire des blagues. Regarder des dessins-animés, rêvasser. Retrouver des gens. En perdre des autres. Rire. Rire. Rire. Monter sur les tables. Faire les imbéciles, dire n'importe quoi. Pour voir. Faire courir ses mains sur les rampes des escalators. Grandir. A reculon. Eviter les grands discours. Découvrir, toujours avec la même émotion. Les gens. Raler un bon coup, fixer le plafond, des questions à la con. Mettre des minijupes et des écharpes en laine. ne jamais écouter ceux qui disent "il faudrait". Se contenter de répondre avec des regards. Se saouler et chanter des chansons. Et puis le ridicule ne tue pas. Changer. S'étonner toujours. De la manière dont peuvent tourner les choses. Lire de la poésie avec un froncement de nez incrédule. Ecarquiller les yeux. C'est ma jeunesse. Et je n'en ai pas d'autre. Apprendre à se taire. Manger des chocolats, effleurer des mains et. Enfoncer son bonnets sur la tête. Dessiner des personnages sur les feuilles de cours. Reprendre le dessus. Et pourtant. Sucer son pouce. Etre grande et petite à la fois. Faire des petits projets, des coquillettes aux fromages et aussi des choix. Mélanger les mots, s'habituer à la couleur des murs. Les quaies de gare. Ne jamais rien promettre. Incliner la tête sur le côté. Regarder dans les yeux. Vivre. Un sacré programme.
21:30 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08.08.2009
Le sourire des gens qu'on aime dans la lumière.
00:59 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Sur le fil.
Quand il s'était levé, ce matin là, Mio n'avait pensé qu'à une chose. Au départ de Léa, au bruit de ses sandales dans l'escalier de bois. Le grincement des marches avait remplit sa tête et encore maintenant: "cruic cruic". Le grincement des marches et les marques de l'absence. Doucement elles s'étaient déposées sur son torse fin, dans le creux du nombril et juste sous la pomme d'adam. Les marques de l'absence. Alors Mio avait refermé les yeux très fort, en déposant ses poings sur ses yeux mais c'était toujours pareil. Cruic cruic. Ensuite Mio s'était levé, la chambre sentait la sueur alors doucement il avait allumé une cigarette à la fenêtre. Une belle journée, ensoleillée avec des traces oranges à l'horizon. Le genre de journée qui vous donne envie de manger des fleurs. Mais voilà, Léa était partit. Avec dans ses poches, un bout de sa peau et tout l'amour dans les yeux. Léa, quand il y pensait, c'était comme se regarder dans quelqu'un d'autre, son amour miroir, son oiseaux à milles ailes, son champ de tournesol. Alors doucement, Mio avait ouvert le tiroir de sa commode et de sous les pulls en laine, il avait ressortit la petite culotte rose. Celle qu'elle mettait toujours de côté, au cas où. Elle disait toujours ça Léa "au cas où" et parfois quand elle fumait de l'herbe elle disait de la poésie, couchée dans l'herbe. Mio la dévorait des yeux, surtout son torse qui se soulevait doucement et la forme de sa bouche. Elle disait "au cas ou on se quitterait un jour, je n'oublierais jamais" et Mio s'en foutait parce qu'ils ne se quitteraient jamais. Dans 100 ans il prendrait encore la bouche de Léa avec sa bouche et il hurlerait jusqu'à se faire mal à la gorge l'amour infini des enfants qui n'ont peur que rien. Mio ferme les yeux, l'odeur de Léa, la douceur de ses cuisses, sa manière de jeter la tpete en arrière pour rire mais. Cruic cruic. Mio descend les escaliers et il le sait que Léa sera là, sur le pas de la porte, elle prendra beaucoup d'air entre ses joues et soufflera doucement, il la prendra contre lui et ils se noieront l'un dans l'autre. Parce que rien n'aura changé et que le bonheur est immortel. Sur la dernière marche il pourra enfin voir par la fenêtre bleue un pan de sa robe, il retient son souffle et court vers la porte, dans son poing serré la petite culotte rose. Il se rapelle encore, elle portait une longue robe verte, très large, elle était debout sur le banc et il était rentré dans se jupe tout doucement, blottit entre les deux petits genoux ronds. Elle avait tellement ri que ça avait du ébranlé quelque chose dans le coin des étoiles. Cruic cruic. La porte s'est ouverte et Léa n'etait pas là. Mais après tout s'est sure, Mio sait qu'elle reviendra, demain peut-être. Il se dit qu'il la prendra par la main et qu'ils feront l'amour au fond du jardin ,derrière les rosiers, elle tournera mille fois ses doigts dans ses cheveux. Ils courront dans les rues tard dans la nuit en se poussant du coude et elle se collera contre lui en lui répétant encore et encore de longues phrase avec des mots comme amour infini, petit matin, éternité et il se laisserait bercé par sa voix d'enfant perdu. Ils boirraient une grande bouteille de bière en s'embrassant si souvent qu'ils auraient le même gout. Voilà ce qu'ils feront quand Léa reviendra. Ce sera beau et fort, grand et envahissant. Alors Mio avance vers le fond du jardin, il y a pendu un fil quand Léa est partit, un fil rouge. Entre le rosier et la fenêtre bleu. C'est une belle journée, avec des trainées oranges dans le ciel, Mio accroche sur le fil, à côté des 10 autres, la dernière petite culotte du placard. C'est sure elle reviendra, il reste encore quelques robe et une paire de bas de soie.
00:47 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.08.2009
Les bleus sur les yeux.
Parfois, je me fais des bleus dans les yeux. Des coups d'image. Comme un rayon de soleil sur un CD qui fait des arc-en-ciel sur le plafond. Parfois je me fais des bleus au creux des yeux, ça fait un bruit de ciel en fleur. Une sensation d'engourdissement, une légère envie de choper le prochain train puis de vous prendre dans mes bras en essayant de vous expliquer à quel point cette vie me convient. Vous savez, je vois des robes qui volent, des chaussures qui dansent, je me couche dans l'herbe. J'entend encore le bruit de vos coeurs la nuit quand je m'endors et je n'oublie rien. Ou juste pour rire, une heure à peine j'oublie, que parfois je me tue pour faire des bleus dans vos yeux. Pour vous rappeler. La poésie. Celle qui rapelle mon souffle dans la nuit. Les livres en pagaille sur un plancher en bois. Bon dieu non je n'ai absolument pas peur de partir, je n'attend que ça. Courir la nuit à vos côtés, m'endormir contre votre flanc et crever d'amitié pour vos sourires terribles. Ne jamais rien perdre des miettes de bonheur qu'on laisse sur la table, ramasser les éclats que vous jetez dans le ciel sans vous en apercevoir. Je ne dis rien, oui je reste muette. La bière bon marché, vos épaules pour poser ma tête. Comme ça. Les blagues, les sursauts et les grandes conversations au milieu de la nuit. J'ai souvent envie de rire, et je nous vois tenir bien droit, tous ensemble. Nos bleus aux yeux doivent faire envie, nos haussements d'épaule, nos soirées sur les bancs à savourer l'été. J'ai mon coeur qui fait des bruits d'espoir, comme quoi il n'est jamais trop tard. Pour le bonheur. Pour les sautillements. Pour les fous rires sur le haut des églises. Je connais bien vos voix, et quand je vous regarde, je me rapelle pourquoi je suis avec vous. Quand j'entends vos noms j'ai des souvenirs qui me chatouillent. C'est comme ça et ça fait tout seul. J'apelle ça de la magie, comme faire apparaitre un oiseau. En mille fois mieux.
22:10 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.06.2009
Tenir dans ses poings fermés.

00:50 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.06.2009
La valse à 20 ans.
Elle était descendue tôt de la petite chambre bleue, en trébuchant dans le pijama trop large qu'elle avait prit dans le grand tiroir du milieu. C'était un jour du pluie, et il y avait le bruit des gouttes d'eau contre la fenêtre, ça tombait un peu dans son crâne, un peu dehors. Elle s'était préparé du café noir et avait regardé autour d'elle, la petite cuisine sombre. Et puis le gout du café et sur la grosse pendule il était quatre heures du matin, on pouvait entendre els roulis du train quelque part. En se relevant, elle s'était vu dans la vitre, son visage défait et les cernes qui trainaient au coin des yeux. Elle était retourné dans la chambre bleu pour fouiller les poches du pantalon de velour afin de trouver les clefs, elle avait enfilé le pull brun, son péréféré, celui où il était beau tout le temps. Il sentait la transpiration, la fumée froide. Elle pensait à laq mer, au poid de son corps, elle le regardait sous les couvertures, s'est assise sur le bord d'une lit et d'une main tremblant. Elle a touché son épaule, elle sentait la chaleur d' lenfant endormie. Comme il ne bougeait pas elle a posé les lèvres avec un gout de pourri dans la bouche. Pendant un moment son coeur a balbutié, des mots incontrolables. Mais il dormait. Alors avec les clefs, elle est descendue, a ouvert la porte et s'est accroupie sur les marches. Le soleil se levait dans un bleu-vert glacé, elle avait mal aux jambes et aux yeux de n'avoir pas dormie, d'avoir pensé sans cesse à l'ombre qui planait sur eux depuis ce jour où elle avait hurlé sur lui la première fois. Son visage qui disait qu'il ne voulait pas de ça. Elle se rapelle de tout, elle n'oublie rien, voilà ce qu'elle se dit en allumant sa cigarette, le filtre humide sur les lèvres. Ses cheveux collés sur le crâne, les rares voitures qui passent doivent la prendre pour une folle. Les larmes ne coulent pas, elles restent sous la langue. Elle a envie de chantonner, d'aller le réveiller pour aller se ballader le long des quaies. Et puis elle se rapelle le regard dure des derniers temps, elle finit sa cigarette. En remontant les escaliers craquent doucement, sa peau froide et humide soudain. Frisson. Elle passe dans la salle de bain, rince sea bouche à l'eau fraiche, tente d'essuyer toute les larmes. Ce qu'elle avait de plus précieux au monde, la beauté du coeur. Et tout ça. Elle se recouche sans le toucher, à cause de ses mains froides et de son coeur froid ces derniers temps. Elle sent que sa respiration change de rythme, il lui demande ou elle était. Elle murmure pendant qu'il se rendors. Que nul part. Elle n'était nul part.
16:25 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.06.2009
Le vent te ramène devant.

Tenir dans ses poings fermés des oiseaux de jeunesse. Nous sommes comme les coquelicots le long des voies de chemin de fer, va savoir ce qu'on fait là, mais on s'y trouve plutôt bien.
23:36 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01.06.2009
Les bleu du ciel guérissent.

Va savoir pourquoi mais quelque chose, juste dans la gorge, s'est déguagé ce matin, une envie de rire en fumant une cigarette à la fenêtre. Etape en ciel bleu, la guérison. Des projets et du rock'n'roll. Il fera fort petit chez nous, un cocon idéale pour réussir son examen papillon. Et voler à nouveau.
15:07 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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02.05.2009
"Lucy in the sky with diamonds"
C'est l'histoire d'une maison qui s'envole, d'une fille qui n'a plus 17 ans et d'un ogre trop gourmand.
Apprendre à vivre sans. Colmater les failles. Oublier les erreurs. Partir.
22:43 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.04.2009
Quelque part, autrepart.
De ce qu'il faut raconter je ne garde. Que des mots comme des perles. Que des lèvres qui tremblent et des matins blancs. Je garde l'effroi dans tes yeux devant le mur où nous nous fracassions. Mes mains qui tremblent et qui touchent la toile des draps, le remonte sur la tête. Je pense à l'escalier long et brun et ton visage dans le cadre de la porte, tes bras comme un chateau et des joints trop chargés. Des rues pleines de monde quand la solitude me tambourinait à la poitrine. Une place. Des pigeons. Des canettes de bière. Et du vide, du vide à se vomir dessus. Des pieds nus sur les pavés humide, du sable sur le sol, qui colle entre les orteils et les envies soudaines. Malgré les grands départs. Les bras qui se réouvraient comme fleur au soleil alors que nous pensions nous être tout prit en un élan désespéré. Il me reste le ciel, quand il était trop bleu, le mouvement émouvant de ta poitrine quand tu me jurais que tout aller bien se passer. Tes mensonges de peur, tes paroles perdues, tes prières muettes. Tes retours. Fulgurants. L'immobilité des corps pour retenir les larmes. Maintenant je peux dire "ça y est, j'ai grandis". Je sais. Je sais que tu peux t'en aller, je ne prendrais pas le risque. De jouer avec la hauteur, ça ne m'amuse plus.
J'ai trop peur de tomber.
Mais je me murmure soudain ton nom sous la pluie, je ressens avec toi passer les saisons. Quand il fait soleil, je te souris en coin. Et je prends soin des souvenirs. J'y ai ajouté des couleurs pastelles, et puis une légère tendance à l'ironie. Mais qui pourrait m'en vouloir. Je partagerais plus jamais mon trottoir avec autant d'insouciance. Je compterais toujours mes nuits sur tes doigts. J'observe les dégats et je ne sais plus très bien à quel moment il aurait fallut s'éloigner. C'est une histoire en forme de noeud. Un garçon brun, des yeux qui brûlent, des cils contre ma joue et les images s'arrêtent. Oui. Les images s'arrêtent.
02:03 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23.04.2009
C'est ce qu'on apelle la voix de dedans.
Si on se couche par terre et qu'on colle soigneusement sa tête sur le sol, on peut voir le soleil à travers l'herbe, ça donne un vert magnifique, même qu'il y a le bleu par dessus. C'est ce que je me dis. Qu'il y a le printemps. Et que tu as vingt ans. Aujourd'hui. Je le garde pour moi, le tout petit poid du chagrin, et j'envois au dessus des nuages, un long regard claire, de ceux qui disent que je n'oublie rien, qu'il ne faut pas croire, les bouches closes et les. Nuits étranges. Tu vois, ça se saurait si c'était aussi simple d'effacer les gens de notre vie. Voilà, ça se saurait. Pour le reste, les garçons qui traversent en souriant, ça s'apelle. Se relever. C'est tout.
Je parle d'éternité. Il fait beau là où tu es, quelque part entre le coeur et les poumons. La manière que tu as. De respirer dans ma tête.
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09.04.2009
Le monde à tes pieds.
Le silence est alors roi. La peau perd une part de sa sensibilité, le souffle des garçons n'a plus cette force brûlante. Les battements du coeur sont incontrôlables, et, dans les moments d'ivresse auréolé de gloire, tout s'écroule en un frôlement. Mais il y a l'espoir et un sac toujours prêt à partir, alors j'écoute mon sang qui bouge dans mes veines et je respire doucement. Tu es dans mes gestes, encore tu poses tes empreintes partout sans que je ne dise rien, sans que je ne pleure ni crie. Le temps est au printemps et aux sanglots ravalés. Aux immenses quiétude et aux rues humides de rosée. Je me mets sur la pointe des pieds pour voir plus loin que cet endroit où je t'aimerais encore, pour combattre le désarois dans les moments qui mordent. Et je protège ma chaire comme un chaton blessé, je ne demande rien et je rie à ta voix. Car la poésie se parle seule à seule. J'ai les mots pour expliquer que ce n'est pas si dure mais je ne les crois pas, alors je mime, j'en rajoute des flots de paroles et de bière. Et rien ne s'arrête. Ni le temps, ni la course, ni la peur. Je te croise dans ma tête, tu remues mes entrailles, j'ai envie de crier à ceux qui s'apporchent qu'ils sont toujours trop prêt car tu es toujours trop loin. Que je ne supporte plus des mains trop près des miennes et que j'habite autre part. Dans la vraie vie, là où les promesses ne sont que chuchotement dans le noir. J'ai soif de pureté et de forces. J'espére que tu vas bien ,toujours j'y pense. J'espere que tu vas bien mais que tu souffres un peu. Et pourtant je m'égare à t'échapper toujours, à te lancer des regards de l'autre bout du monde, des messages secrets dans des bouteilles en verre. Je ne demande rien, je reste bouche-bée. Je marche les mains aux ciels, les cheveux dans la figure. J'attaque et je fais celle qui peut tout contourner, je brave les tempêtes, pirate des souvenirs. Je gémis la tête entre les mains. J'écris la définition du mot tendresse sur des cartes postales perdues. Je t'envois des marées, des mers et de grandes plaines ensoleillés. Je suis sure que tu les reçois en souriant doucement. Ton sourire manque à mes lèvres mais je tire dessus. Je fais le clown, le pitre et j'y crois si fort que je trouve repue. D'un amour maladroit aux contours incertains. De baffes dans la gueule sur le bord des ravins. Evidemment que tu me manques, mais je ne peux que l'écrire. Les mots doux je ne peux plus te les dire. J'ai fais des serments entre mes dents serrés, le soir encore blessée je rêve de t'échapper, de courir des routes que t'as jamais foulé. Mais tu sais je reviens toujours, même si c'est pas en vrai. Je fais de petits tours, je passe devant chez toi, j'ai envie de te dire et puis de te parler mais j'ai mis des serrures dans des endroits cachés. fermée, mille fois fermée, j'érige des murs de verre, je sais que tu peux me voir à travers. Fais signe de temps en temps pour soulager l'hiver, que t'as mis dans mes yeux sans faire de manière. Toi qui ne sais pas t'y prendre quand je lance dans l'air mes colères et mes joies, toi qui ne me connait plus à force de trop me connaitre. A trainer dans les coins de mes poches usées. Dans le fond de mon sac remplit de tabac. Sous mes cils d'enfants qui joue à qui tiendra le coup. Sur le bord de mes lèvres brulé par la tequila. Sur la plante de mes pieds et sous ce pull en laine que je porte quand même. Marche pas trop loin mais ne rencontre plus. N'encombre plus ma cage thoracique de mots magiques et forts. Ne me rends plus heureuse. ne joue plus avec mes mains. Cours. Traces. Tu peux aller où tu veux. je suis blottie. A l'intérieur de toi.
23:26 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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22.03.2009
Essouflement.

"Pas avec toi mais pas sans toi."
La vie continue.
21:56 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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08.03.2009
Tu lui donnerais ta Vie entière, mais qu'est-ce qu'il pourrait bien faire de ta Vie?
-je sais pas quoi dire.
-Je sais pas moi. Un truc genre, comment tu te sens?
20:44 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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L'audace et le courage.
20:41 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Si on était fait pour regarder en arrière, on aurait des yeux derrière la tête.
Il est tard, souvent trop tard, sombre et clair à la fois, j'entends ton rire au creux des draps et je souffle en regardant le plafond. J'y pense encore aux aurores brulantes et aux petites mèches de cheveux qui collent sur la nuque. Du vent sur mes pieds nus quand je longe les quaies. Je sens encore dans mon dos tes grimaces et puis le temps qui passe. De pantalons trop large en petites robes à fleur. Couché sur le béton tiède, ta tête sur mon ventre. J'entend encore ta voix, avec la même émotion, qui me demande de rester. L'odeur de tilleul. Quelque chose dans ce gout là. J'ai pas envie d'avoir 20 ans, je voudrais retourner en arrière, marcher quelques pas vers le passé, quelques sautillements mémorables. Avec des couleurs saturés et une valses légères. Je nous vois assez bien tituber sur le sable d'une mer trop calme, nos genoux nus qui s'entrechoquent. Je t'avouerais tout bas. Des choses qu'ont ne dit plus. Et je mettrais mes doigts sous ton t-shirt. Encore. Avec la même colère farouche. Avec mes yeux qui brulent et brillent.
J'aimerais plus de muret sur le haut des montagnes, pour contempler le monde en fumant des cigarettes. Des bouteilles abandonnées et cette manière que l'on a de danser en flottant, quand les décors se fondent et que les murs tremblent. Est-ce que je ne hurle pas assez fort. Est-ce que ne trouve plus les mots. Ou s'échouent toute les choses qu'on lance dans le vide et que l'on aimerait retrouver? Que faire de la beauté des images d'avant, couleurs fanées et douces, battement des cils, entrechats et calvalcades de promesses. Pantalon retroussé et genoux vert de l'herbe. Coude rougis et lèvres entrouvertes en une exclamation de bonheur. J'ai gardé dans ma tête vos rires à mes côtés. Tes lèvres qui cherchent ma bouche pendant la nuit et nos courses effrénées qui n'arrivent nul part.
15:37 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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10.02.2009
La tête peine de mouches.
"Il a Lisa couché à travers du lit, enroulé dans des draps si blanc que ça fait mal aux yeux, à cause de la lumière qui tombe du plafond. Une lumière grise et claire, trop violente pour l'esprit. Le gout du fer dans la bouche. Des bruits des pas, quelque part, des bruits de pas qui disent, qu'on est pas seul. Les casseroles qui s'entrechioquent, une odeur de pain chaud. Il y a cette journée, les mâchoires qui font mal et une vue époustanflante sur la vie. Des boites en carton, qui bouffent l'espace. Et la poussière, nos mains crispées sur le soleil. Cet air perdu qui tord tes lèvres. Des destinations lointaines qu'on oubliera très vite. Et il y les mains qui tremblent de ne savoir comment s'y prendre, les pâtes au ketchup, la musique qui plane. Les yeux qui ne cherchent qu'à se fermer. Je cherche. La paix. L'eau tiède. Les épaules qui se touchent dans le noir. Epoustouflé. Les yeux qui hurlent. Un froncement de nez. Il y a quelque chose qui pue. Quelque chose de soumis. Un air de yukulélé dans les longs couloirs. Quelque chose qui résonne et qui répète encore. Qu'on va pas en mourir. "Mais qu'est ce qu'on va en chier."
21:04 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11.01.2009
Elle dit.
"C'est ainsi que nous nous réconfortons. En nous rappelant que nous sommes jeunes et déjà trop lucides. Que nous nous tenons à mille coudées au-dessus de la fourmilière et que la bêtise ne nous atteint pas tant que ça. Nous nous en moquons. Nous avons autre chose. Nous avons nous. Nous sommes riches autrement.
Il suffit de se pencher à l'intérieur.
Il y a plein de choses dans notre tête.
Il y a des musiques de films, des poèmes recopiés dans de vieux agendas, des pages arrachées, des souvenirs heureux, des souvenirs affreux, des chansons et des refrains sur le bout de nos langues. Des cassettes mille fois rebobinées et des disques rayés. Notre enfance, nos solitudes, nos premiers baisers et nos projets d'avenir. Nos grands-parents, nos rêves de mobylette, et nos veilles d'examen. Nos amours perdues, nos lettres déchirées et nos amis au téléphone. Ces nuits mémorables, cette manie de tout déménager, et celui ou celle que nous rencontrerons demain en sortant de la boulangerie.
Tout ça et plus encore.
Assez pour ne pas s'abîmer l'âme. Assez pour ne pas essayer de discuter avec les abrutis. Qu'ils crèvent, ils crèveront de toute façon. Ils crèveront seuls pendant que nous serons au cinéma."
22:13 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Cette envie de partir nous brise uniquement parce qu'on est pas encore allé voir bien loin.

Se donner des buts dans la vie, c'est s'entortiller dans des chaînes.
17:38 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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03.01.2009
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Découvrez Birdy Nam Nam!
15:00 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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L'odeur d'un garçon qui dort.
J'aurais tout essayé. J'aurais embrumé mon cerveau, j'aurais marché seule dans des rues, je me serais promené dans les mains d'autres garçons. Mais personne n'a ton odeur de garçon qui dort qui sait si bien. Penser toute les plaies. Combler les trous, alléger les lourdeurs. Je ferais mon possible quoi qu'il arrive pour sauver nos défaites et pour calmer nos cris. Je pincerais les lèvres dans les moments qui tuent, dans les silences qui brulent. Je sauverais nos coeurs en riant à tout rompre. Et je ferais pour toi, un pays meilleur. Ou les filles qui vous aime n'en devienne pas dingue. Ou les histoires qu'on sèment finissent toujours par grandir. Je ferais en sorte que l'on se comprenne souvent. Je retiens ma respiration, tu vois, le matin, pour pas te réveiller J'aime bien te regarder. Et ils peuvent parler, ceux qui ne savent pas. Est-ce qu'ils savent qu'on n'a guère le choix. Qu'on peut pas toujours dresser des barricades contre les grands bonheurs. Qu'on ne peut pas faire toujours semblant. Et que regarder la lumière en sentant ton dos sous ma main, c'est comme revivre enfin. C'est comme respirer comme on est rester sous l'eau trop longtemps. C'est comme comprendre à nouveau le but, l'existence, le rythme. C'est comme réaliser qu'on est rester en dehors du champ d'action trop longtemps. C'est comme relever le poing, c'est comme accepter de reprendre le cours des choses. Je ne dis pas que nous avons fait le bon choix. Je ne dis pas que ça va nous amené à quelque chose de fabuleux. Je veux dire qu'il faut vivre avec le passé sinon il y a pas tellement d'avenir. Et puis. Ton odeur de garçon qui dort. C'est bien suffisant.
01:07 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26.12.2008
Je t'ais offert ce livre parce que c'est comme toi. C'est... compliqué, dit-il.
J'aurai beaucoup courru, beaucoup fui. J'aurai vu des choses horribles et magnifiques qui m'auront brulé l'espoir sans jamais savoir si vous les avez vues aussi. Parce qu'en définitive, on ne se sera jamais vraiment parlé. Et encore moin compris. Ensuite, on prend vite l'habitude des coups. Au bout d'un moment, on ne fait plus la différence entre ceux qu'on donne et ceux qu'on reçoit. De toute façon, on a tous des cicatrices. Il n'y a pas longtemps, j'aimais l'affrontement. J'aimais avoir le dernier mot pour me rassurer de n'avoir plus rien à dire. Puis, en grandissant, j'ai réalisé que nos vrais ennemis, on se les porte à l'intérieur. Dans ce nouveau genre d'affrontement, il faut se trouver de nouvelles armes, des armes qui ne peuvent blesser que nous.
Manu Larcenet, On fera avec

23:06 Écrit par Violette dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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